12 décembre 2008

Les comptines, les berceuses… et randonnées

Dans toutes les cultures on met très tôt à disposition des enfants des textes littéraires en commençant par des comptines, des berceuses…

Elles rythment la journée de l’enfant, l’accompagnent dans ses découvertes essentielles… son corps, son environnement. Nombreuses sont celles qui fonctionnent sur le non-sens, sur l’imaginaire. Toutes ont à voir avec la poésie.

«C’est la 1ère grammaire qui l’on apprend dans toutes les civilisations du monde, c’est la prosodie, la musique de la langue ».

Evelio Cabrejo-Para, psycho-linguiste.


Les randonnées

Les répétitions cumulatives et les ritournelles offrent une expérimentation méthodique et ludique de l’environnement et du langage. L’enfant attend avec gourmandise l’instant où l’accumulation va s’arrêter et la chaîne se dérouler dans l’autre sens.

A la fin l’ordre est rétabli et on a participé à l’aventure.

« La Promenade de Monsieur Gumpy » - John Burningham (Flammarion) : livre remarquablement rythmé par la mise en page, progression en randonnée puis chute.

La finesse du trait et la transparence des aquarelles concourent à donner à cet album l’impression de convivialité que suggère l’histoire.
A chaque double page, un nouvel animal sur la page de droite demande à Monsieur Gumpy de monter dans la barque, chacun va recevoir une recommandation de prudence.

Les enfants lecteurs imaginent et anticipent le plaisir des conséquences d’une conduite turbulente.

Exemple de randonnées :

-          La chasse à l’ours – Martin Waddell (Ecole des Loisirs)

-         Roule Galette – Natha Caputo, Pierre Belvès (Flammarion Père-Castor)

Les contes traditionnels

Réservoir d’expériences humaines.

Le conte est un récit généralement court bien construit avec un début et une fin et qui comporte des séquences bien articulées avec le contenu général.

Il raconte les aventures d’un personnage, d’un héros. C’est un récit à la troisième personne, objectif, sans effusion lyrique. Son temps est celui du passé (imparfait et passé simple).

Il n’est situé ni dans le temps, ni dans l’espace de la réalité quotidienne… et à partir d’un fait simple, terre à terre le conte nous entraîne dans des aventures merveilleuses où nous rencontrons des personnages fabuleux, où intervient la magie, pour nous ramener à la fin à une réalité tout quotidienne.

La fin du conte est une fin heureuse, le triomphe du héros.

Posté par GARCIAPATRICK à 09:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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